Quels sont les différents types de la foi ?

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On peut croire en Dieu. On peut croire en absence de Dieu.

Le monde spirituel est une sphère de connaissance que l’on ne peut pas examiner à l’aide des instruments de mesure et les approches scientifiques.

Athéisme est la foi en absence de Dieu.

Athéisme peut s’appuyer sur le raisonnement logique ou être illogique.

Dans un premier cas l’athéisme invente des théories pour sa propre justification. Selon cette approche il peut devenir particulièrement dangereux, comme une maladie qui prend un caractère d’une épidémie. En cette qualité l’athéisme peut être enseigné à l’université, sur ce sujet on peut écrire des livres, etc… Ensuite, cela devient une école de pensée, qui aboutit à des constructions politiques basées sur les tentatives de vivre sans Dieu.

A l’époque de « Renaissance » certains ont estimé que la religion est une conspiration du clergé afin de gouverner la foule inculte. 

A l’époque de « Lumières » certains ont estimé que la religion est une tromperie qui peut être « soignée » en mettant en place le système des écoles laïques ; et que la science combattra la foi chrétienne. 

Charles Darwin a cherché les preuves pour appuyer la théorie (la croyance) de son grand-père – que l’homme n’est pas une créature de Dieu. 

Sigmund Freud a voulu expliquer l’homme uniquement à travers d’une passion sexuelle ; avec cette vision la religion lui est apparue comme une forme de névrose.

Les marxistes-communistes en U.R.S.S. ont stipulé que la religion est forme une d’exploitation car elle empêche la lutte des classes.

Les pensées volent dans l’air. L’individu est influencé par la société (vers le bien et vers le mal) bien sûr, mais aussi il peut attraper les pensées d’autrui en croyant sincèrement que tu es arrivé par toi-même à ces conclusions. Nous pouvons le voir chaque jour et partout, peu importe le pays – la Corée du Nord, l’Iran, l’Arabie Saoudite ou la France. C’est la pression du « politiquement correcte » en tant que « communément admis ». Beaucoup des personnes croient en science, vont chez les psychanalystes, estiment que la religion est une affaire des masses attardés, et accusent le Christianisme (qu’ils ne connaissent pas) de tous les maux qu’existent sur la terre. Ils estiment que c’est leur propre opinion, mais c’est le « prêt-à-penser » provenant de la société moderne.

Athéisme peut également être illogique. Il y a un paradoxe : l’athéisme se réclame de la science, mais pour l’athéisme – la science et les connaissances – sont les dernières choses dont il a besoin. Il faut tout simplement se choisir un style de vie (parfaitement athée) et ensuite trouver un argumentaire qui justifie ce « lifestyle ». Ces arguments sont recherchés d’une manière sporadique, mais ce n’est pas étonnant, car la pensée systémique, la pensée longue, la pensée profonde – n’est pas importante pour notre époque superficielle.

La science par elle-même ne peut pas prouver ni que Dieu existe, ni que Dieu n’existe pas.

Parmi les scientifiques on trouve aussi bien des chrétiens que des athées. La science n’a jamais affirmé que les théories scientifiques représentent la vérité en dernière instance. Les théories et les conclusions scientifiques ne sont pas de dogmes. La science humaine n’a pas de caractère immuable et transcendant.


A mon sens, il est intéressant de souligner la différence essentielle entre la science moderne et la science de l’époque d’Isaac Newton. Au 17ème siècle, les théories scientifiques pouvaient être validées et démontrées par les expérimentations. Dans ce cas précis, on peut affirmer qu’il s’agit de la science expérimentale, et non pas de la croyance. La science de nos jours comporte plusieurs théories qu’on ne peut pas démontrer par la voie expérimentale et empirique.

Autre chose, à notre niveau de développement de la science il n’est plus possible de faire l’abstraction de la question d’éthique. Et nous ne pouvons pas parler de l’éthique en excluant les notions de l’âme humaine, de spiritualité, de la religion. Rabelais disait : « La sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Je vois le triste constat sociétal à notre 21ème siècle après l’incarnation du Verbe de Dieu.

Maintenant, dans la majorité des mass-médias en France, ce qui important et peut servir à la place des arguments – c’est le « néoparler », ou la « novlangue ». Les clichés et les raccourcis politiquement corrects remplacent le raisonnement et l’argumentation. Ces clichés, ces néologismes, reflètent la nouvelle idéologie de la société française, définitivement coupée de ses origines chrétiennes. Notre société s’est libérée du christianisme pour s’asservir aux passions humaines.

Le style de vie athée est résumé d’une manière forcement orgueilleuse : « Je ne me suis incliné devant qui que ce soit, et je ne le ferai pas de toute manière. Dieu, s’Il existe, n’est pas une exception. ». Egalement, ça peut être un dérèglement moral – une impureté, avec laquelle l’homme ne veut pas se séparer. Ne veut pas, ou ne peut pas à cause de captivité par les passions. Car chacun comprend, qu’à partir du moment de reconnaissance d’existence de Dieu, qu’il faudra considérer les commandements de Dieu. Il faudra à ce moment remettre en cause ses habitudes, ses engagements, ses responsabilités, ses devoirs. Par conséquent, pour garder le style de vie habituel, pour ne pas faire des efforts pour le changer – l’homme peut continuer de nier l’existence de Dieu et Sa providence pour le salut de l’humanité.

Faire les débats avec un athée sur le thème de la foi – une choses généralement inutile. Dans ces débats – un athée est obstiné et obtus. Ce n’est pas le raisonnement d’un athée qui conteste la foi, mais son être intérieur qui se détourne du repentir et de changement vers le meilleur.

Peut-être parfois les croyants dépensent trop d’efforts pour trouver une argumentation scientifique et historique en faveur de la foi. Ces informations sont nombreuses et tendent vers l’infini. Mais la manière de raisonner des ennemis de la vraie foi est plutôt gonflée d’orgueil et pas conséquente, que bien construite et assoiffé de la vérité.

Souvent, lors d’une discussion on peut observer une caractéristique suivante des athées : ils sautent dans son raisonnement d’un sujet à l’autre et ne sont pas capables d’amener la pensée sur le chemin initialement choisi. L’instabilité dans les pensées, changements rapides d’une pensée immature – sont leurs traits distinctifs. Les gens ont la confiance dans la pensée scientifique communément admise – plus les gens croient en science, moins ils s’y comprennent.

Et encore les gens se fatiguent vite d’étudier d’une manière minutieuse le problématique et très rapidement devient irritable pour passer à autre chose. Les efforts intellectuels sur les questions existentielles ne sont pas perçus par eux comme quelque chose de sérieux et digne d’attention, mais comme bavardage sans conséquences. Mais aussi, ils ne possèdent pas de savoirs fondamentaux – seulement les morceaux disparates, attrapés à droite et à gauche, sans dédier le temps pour la recherche et la réflexion. Tous ces connaissances, saisis à la va vite, sont semblables plutôt à quelques pièces du puzzle d’un grand tableau ; le tableau, dont la majorité des pièces est perdue.

Mais même si on amène l’homme athée de rejeter la mythologie qui dis que la vie est née par elle-même à partir des minéraux et matière morte ; si on amène l’homme à reconnaissance que le monde actuel – complexe et bien organisé – a son Créateur Tout-puissant, ce n’est que le début d’apprentissage. Cette reconnaissance doit être humble. Et suite à cela – l’adoration, la glorification, le service et la prière.

On peut observer dans la vie réelle deux cas de figure, exprimés par ces deux citations : « je ne crois pas en Dieu des chrétiens, mais jamais je ne lèverais la main sur l’église ou sur ceux qui y servent », et aussi « je crois en Dieu, mais je hais l’Eglise et les prêtres, et je suis à passer à l’acte pour les éliminer physiquement ». A vous de juger qu’est-ce qu’est plus répugnant.

Il y a un autre travers dans la pensée des gens – ils mettent toutes les religions dans le même panier : ils attribuent au christianisme les attentats commis par islamisme. Très souvent, des personnes qui utilisent avec mépris l’expression « les religions sont pareils » ont ce raisonnement. C’est un autre exemple de la confusion mentale.

Mon approche : il n’y a qu’une seule religion (et une seule spiritualité attaché à cette religion) qui est vraie ; par conséquent, les autres religions sont fausses. On ne peut pas en mélangeant le faux et le vrai dire que c’est la même chose.

Hormis la pure négation d’existence du monde spirituel, il existe aussi une spiritualité de ténèbres. Les chamans, les adeptes de spiritisme, d’ésotérisme et de « New Age », les maîtres de yoga, les gourous, les sorciers, les polythéistes et les panthéistes ne sont pas du tout matérialistes. Ils sont spirituels, mais à leur manière. Il y a la spiritualité qui s’accorde avec la volonté de Dieu, et la spiritualité de la révolte contre Dieu. Le danger qui guette ceux qui quittent l’approche matérialiste du monde c’est de se tromper de spiritualité.

Les chrétiens et les athées n’ont pas le même vocabulaire. Il ne s’agit pas seulement le refus des néologismes « bienpensants » du 21ème siècle par un chrétien. Définition de bonheur dépend de croyance. Pour les athées, le bonheur consiste à être dans la bonne santé physique, être rentier « pété de thunes », avoir la réussite sur le plan business/carrière, avoir la célébrité.

Pour un chrétien, le bonheur consiste à avoir un travail épanouissant, reconnu, utile et dignement récompensé ; avoir la famille soudée et harmonieuse ; bonne santé, l’énergie, se sentir bien dans sa peau ; le salut de son âme dans l’au-delà et la béatitude éternelle après la mort ici-bas ; le salut des âmes de ses proches, des personnes de sa famille.

Bonheur est proche de l’insouciance, mais ce n’est pas la même chose. Certains disent que celui qui ne fait pas attention au temps est heureux, mais je ne suis pas de cet avis. Vous pouvez me dire « mais, au-delà de la vie terrestre, dans l’éternité bienheureuse, il n’y a pas de temps … ». Je ne sais pas quoi répondre à cela. J’aspire à cette éternité bienheureuse, mais ici-bas je ne peux pas dire « celui qui ne fait pas attention au temps est heureux ».


Nous avons vu que la science ne donne pas de réponses aux questions existentielles. Ce n’est pas son domaine. Mais est-ce que la philosophie peut donner cette réponse ?

Voici l’opinion patristique et orthodoxe sur cette possibilité : en 1339 saint Grégoire Palamas a très fortement critiqué l’opinion de moine Varlaâme que la connaissance de philosophie peut apporter le salut à l’homme. D’après saint Grégoire Palamas, l’homme entre en communion avec Dieu uniquement par la Grâce Divine et en participant (mystérieusement, via les sacrements de l’Eglise) dans la vie en Christ. La philosophie est seulement un moyen humaine, qui vient des créatures, et non pas du Créateur.